2 Samuel
2 Samuel 1
Louis Segond (1910) · tap any highlighted word for context
2 Samuel 1 — Scripture text (Louis Segond (1910))
Après la mort de Saül, , qui avait battu les écites, était depuis deux jours revenu à . Le troisième jour, un homme arriva du camp de Saül, les vêtements déchirés et la tête couverte de terre. Lorsqu’il fut en présence de , il se jeta par terre et se prosterna. lui dit : D’où viens-tu ? Et il lui répondit : Je me suis sauvé du camp d’ël. lui dit : Que s’est-il passé ? dis-moi donc ! Et il répondit : Le peuple s’est enfui du champ de bataille, et un grand nombre d’hommes sont és et ont péri ; Saül même et , son fils, sont morts. dit au jeune homme qui lui apportait ces nouvelles : Comment sais-tu que Saül et , son fils, sont morts ? Et le jeune homme qui lui apportait ces nouvelles répondit : Je me trouvais sur la montagne de ; et voici, Saül s’appuyait sur sa lance, et voici, les chars et les cavaliers étaient près de l’atteindre. S’étant retourné, il m’aperçut et m’appela. Je dis : Me voici ! Et il me dit : Qui es-tu ? Je lui répondis : Je suis écite. Et il dit : Approche donc, et donne-moi la mort ; car je suis pris de vertige, quoique encore plein de vie. Je m’approchai de lui, et je lui donnai la mort, sachant bien qu’il ne survivrait pas à sa défaite. J’ai enlevé le diadème qui était sur sa tête et le bracelet qu’il avait au bras, et je les apporte ici à mon seigneur. saisit ses vêtements et les déchira, et tous les hommes qui étaient auprès de lui firent de même. Ils furent dans le deuil, pleurèrent et jeûnèrent jusqu’au soir, à cause de Saül, de , son fils, du peuple de l’Éternel, et de la maison d’ël, parce qu’ils étaient és par l’épée. dit au jeune homme qui lui avait apporté ces nouvelles : D’où es-tu ? Et il répondit : Je suis le fils d’un étranger, d’un écite. lui dit : Comment n’as-tu pas craint de porter la main sur l’oint de l’Éternel et de lui donner la mort ? Et appela l’un de ses gens, et dit : Approche, et tue-le ! Cet homme frappa l’écite, qui mourut. Et lui dit : Que ton sang retombe sur ta tête, car ta bouche a déposé contre toi, puisque tu as dit : J’ai donné la mort à l’oint de l’Éternel ! Voici le cantique funèbre que composa sur Saül et sur , son fils, et qu’il ordonna d’enseigner aux enfants de . C’est le cantique de l’arc : il est écrit dans le livre du . L’élite d’ël a succombé sur tes collines ! Comment des héros sont-ils és ? Ne l’annoncez point dans , N’en publiez point la nouvelle dans les rues d’, De peur que les filles des ne se réjouissent, De peur que les filles des incirconcis ne triomphent. Montagnes de ! Qu’il n’y ait sur vous ni rosée ni pluie, Ni champs qui donnent des prémices pour les offrandes ! Car là ont été jetés les boucliers des héros, Le bouclier de Saül ; L’huile a cessé de les oindre. Devant le sang des blessés, devant la graisse des plus vaillants, L’arc de n’a jamais reculé, Et l’épée de Saül ne retournait point à vide. Saül et , aimables et chéris pendant leur vie, N’ont point été séparés dans leur mort ; Ils étaient plus légers que les aigles, Ils étaient plus forts que les lions. Filles d’ël ! pleurez sur Saül, Qui vous revêtait magnifiquement de cramoisi, Qui mettait des ornements d’or sur vos habits. Comment des héros sont-ils és au milieu du combat ? Comment a-t-il succombé sur tes collines ? Je suis dans la douleur à cause de toi, , mon frère ! Tu faisais tout mon plaisir ; Ton amour pour moi était admirable, Au-dessus de l’amour des femmes. Comment des héros sont-ils és ? Comment leurs armes se sont-elles perdues ?