2 Samuel

2 Samuel 18

Louis Segond (1910) · tap any highlighted word for context

2 Samuel 18 — Scripture text (Louis Segond (1910))

passa en revue le peuple qui était avec lui, et il établit sur eux des chefs de milliers et des chefs de centaines. Il plaça le tiers du peuple sous le commandement de , le tiers sous celui d’ï, fils de , frère de , et le tiers sous celui d’ï, de . Et le roi dit au peuple : Moi aussi, je veux sortir avec vous. Mais le peuple dit : Tu ne sortiras point ! Car si nous prenons la fuite, ce n’est pas sur nous que l’attention se portera ; et quand la moitié d’entre nous succomberait, n’y ferait pas attention ; mais toi, tu es comme dix mille de nous, et maintenant il vaut mieux que de la ville tu puisses venir à notre secours. Le roi leur répondit : Je ferai ce qui vous paraît bon. Et le roi se tint à côté de la porte, pendant que tout le peuple sortait par centaines et par milliers. Le roi donna cet ordre à , à ï et à ï : Pour l’amour de moi, doucement avec le jeune ! Et tout le peuple entendit l’ordre du roi à tous les chefs au sujet d’. Le peuple sortit dans les champs à la rencontre d’ël, et la bataille eut lieu dans la forêt d’Éphraïm. Là, le peuple d’ël fut battu par les serviteurs de , et il y eut en ce jour une grande défaite de vingt mille hommes. Le combat s’étendit sur toute la contrée, et la forêt dévora plus de peuple ce jour-là que l’épée n’en dévora. se trouva en présence des gens de . Il était monté sur un mulet. Le mulet pénétra sous les branches entrelacées d’un grand térébinthe, et la tête d’ fut prise au térébinthe ; il demeura suspendu entre le ciel et la terre, et le mulet qui était sous lui passa outre. Un homme ayant vu cela vint dire à : Voici, j’ai vu suspendu à un térébinthe. Et dit à l’homme qui lui apporta cette nouvelle : Tu l’as vu ! pourquoi donc ne l’as-tu pas abattu sur place ? Je t’aurais donné dix sicles d’argent et une ceinture. Mais cet homme dit à : Quand je pèserais dans ma main mille sicles d’argent, je ne mettrais pas la main sur le fils du roi ; car nous avons entendu cet ordre que le roi t’a donné, à toi, à ï et à ï : Prenez garde chacun au jeune ! Et si j’eusse attenté perfidement à sa vie, rien n’aurait été caché au roi, et tu aurais été toi-même contre moi. dit : Je ne m’arrêterai pas auprès de toi ! Et il prit en main trois javelots, et les enfonça dans le cœ d’ encore plein de vie au milieu du térébinthe. Dix jeunes gens, qui portaient les armes de , entourèrent , le frappèrent et le firent mourir. fit sonner de la trompette ; et le peuple revint, cessant ainsi de poursuivre ël, parce que l’en empêcha. Ils prirent , le jetèrent dans une grande fosse au milieu de la forêt, et mirent sur lui un très grand monceau de pierres. Tout ël s’enfuit, chacun dans sa tente. De son vivant, s’était fait ériger un monument dans la vallée du roi ; car il disait : Je n’ai point de fils par qui le souvenir de mon nom puisse être conservé. Et il donna son propre nom au monument, qu’on appelle encore aujourd’hui monument d’. Achimaats, fils de , dit : Laisse-moi courir, et porter au roi la bonne nouvelle que l’Éternel lui a rendu justice en le délivrant de la main de ses ennemis. lui dit : Ce n’est pas toi qui dois porter aujourd’hui les nouvelles ; tu les porteras un autre jour, mais non aujourd’hui, puisque le fils du roi est mort. Et dit à : Va, et annonce au roi ce que tu as vu. Cuschi se prosterna devant , et courut. Achimaats, fils de , dit encore à : Quoi qu’il arrive, laisse-moi courir après . Et dit : Pourquoi veux-tu courir, mon fils ? Ce n’est pas un message qui te sera profitable. Quoi qu’il arrive, je veux courir, reprit . Et lui dit : Cours ! Achimaats courut par le chemin de la plaine, et il devança . était assis entre les deux portes. La sentinelle alla sur le toit de la porte vers la muraille ; elle leva les yeux et regarda. Et voici, un homme courait tout seul. La sentinelle cria, et avertit le roi. Le roi dit : S’il est seul, il apporte des nouvelles. Et cet homme arrivait toujours plus près. La sentinelle vit un autre homme qui courait ; elle cria au portier : Voici un homme qui court tout seul. Le roi dit : Il apporte aussi des nouvelles. La sentinelle dit : La manière de courir du premier me paraît celle d’, fils de . Et le roi dit : C’est un homme de bien, et il apporte de bonnes nouvelles. Achimaats cria, et il dit au roi : Tout va bien ! Il se prosterna devant le roi la face contre terre, et dit : Béni soit l’Éternel, ton , qui a livré les hommes qui levaient la main contre le roi mon seigneur ! Le roi dit : Le jeune est-il en bonne santé ? Achimaats répondit : J’ai aperçu un grand tumulte au moment où envoya le serviteur du roi et moi ton serviteur ; mais je ne sais ce que c’était. Et le roi dit : Mets-toi là de côté. Et se tint de côté. Aussitôt arriva . Et il dit : Que le roi mon seigneur apprenne la bonne nouvelle ! Aujourd’hui l’Éternel t’a rendu justice en te délivrant de la main de tous ceux qui s’élevaient contre toi. Le roi dit à : Le jeune homme est-il en bonne santé ? Cuschi répondit : Qu’ils soient comme ce jeune homme, les ennemis du roi mon seigneur et tous ceux qui s’élèvent contre toi pour te faire du mal ! Alors le roi, saisi d’émotion, monta dans la chambre au-dessus de la porte et pleura. Il disait en marchant : Mon fils ! mon fils, mon fils ! Que ne suis-je mort à ta place ! , mon fils, mon fils !

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