Ecclesiastes
Ecclesiastes 3
Louis Segond (1910) · tap any highlighted word for context
Ecclesiastes 3 — Scripture text (Louis Segond (1910))
Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ; un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ; un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser ; un temps pour lancer des pierres, et un temps pour ramasser des pierres ; un temps pour embrasser, et un temps pour s’éloigner des embrassements ; un temps pour chercher, et un temps pour perdre ; un temps pour garder, et un temps pour jeter ; un temps pour déchirer, et un temps pour coudre ; un temps pour se taire, et un temps pour parler ; un temps pour aimer, et un temps pour haïr ; un temps pour la guerre, et un temps pour la paix. Quel avantage celui qui travaille retire-t-il de sa peine ? J’ai vu à quelle occupation soumet les fils de l’homme. Il fait toute chose bonne en son temps ; même il a mis dans leur cœ la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir l’œuvre que fait, du commencement jusqu’à la fin. J’ai reconnu qu’il n’y a de bonheur pour eux qu’à se réjouir et à se donner du bien-être pendant leur vie ; mais que, si un homme mange et boit et jouit du bien-être au milieu de tout son travail, c’est là un don de . J’ai reconnu que tout ce que fait durera toujours, qu’il n’y a rien à y ajouter et rien à en retrancher, et que agit ainsi afin qu’on le craigne. Ce qui est a déjà été, et ce qui sera a déjà été, et ène ce qui est passé. J’ai encore vu sous le soleil qu’au lieu établi pour juger il y a de la méchanceté, et qu’au lieu établi pour la justice il y a de la méchanceté. J’ai dit en mon cœ : Dieu jugera le juste et le méchant ; car il y a là un temps pour toute chose et pour toute œuvre. J’ai dit en mon cœ, au sujet des fils de l’homme, que les éprouverait, et qu’eux-mêmes verraient qu’ils ne sont que des bêtes. Car le sort des fils de l’homme et celui de la bête sont pour eux un même sort ; comme meurt l’un, ainsi meurt l’autre, ils ont tous un même souffle, et la supériorité de l’homme sur la bête est nulle ; car tout est vanité. Tout va dans un même lieu ; tout a été fait de la poussière, et tout retourne à la poussière. Qui sait si le souffle des fils de l’homme monte en haut, et si le souffle de la bête descend en bas dans la terre ? Et j’ai vu qu’il n’y a rien de mieux pour l’homme que de se réjouir de ses œuvres : c’est là sa part. Car qui le fera jouir de ce qui sera après lui ?