Psalms
Psalms 39
Louis Segond (1910) · tap any highlighted word for context
Psalms 39 — Scripture text (Louis Segond (1910))
Au chef des chantres. À , Psaume de . Je disais : Je veillerai sur mes voies, De peur de pécher par ma langue ; Je mettrai un frein à ma bouche, Tant que le méchant sera devant moi. Je suis resté muet, dans le silence ; Je me suis tu, quoique malheureux ; Et ma douleur n’était pas moins vive. Mon cœ brûlait au dedans de moi, Un feu intérieur me consumait, Et la parole est venue sur ma langue. Éternel ! dis-moi quel est le terme de ma vie, Quelle est la mesure de mes jours ; Que je sache combien je suis fragile. Voici, tu as donné à mes jours la largeur de la main, Et ma vie est comme un rien devant toi. Oui, tout homme debout n’est qu’un souffle. -. Oui, l’homme se promène comme une ombre, Il s’agite vainement ; Il amasse, et il ne sait qui recueillera. Maintenant, Seigneur, que puis-je espérer ? En toi est mon espérance. Délivre-moi de toutes mes transgressions ! Ne me rends pas l’opprobre de l’insensé ! Je reste muet, je n’ouvre pas la bouche, Car c’est toi qui agis. Détourne de moi tes coups ! Je succombe sous les attaques de ta main. Tu châties l’homme en le punissant de son iniquité, Tu détruis comme la teigne ce qu’il a de plus cher. Oui, tout homme est un souffle. -. Écoute ma prière, Éternel, et prête l’oreille à mes cris ! Ne sois pas insensible à mes larmes ! Car je suis un étranger chez toi, Un habitant, comme tous mes pères. Détourne de moi le regard, et laisse-moi respirer, Avant que je m’en aille et que ne sois plus !