Job 33:26
“Il adresse à Dieu sa prière ; et Dieu lui est propice, Lui laisse voir sa face avec joie, Et lui rend son innocence.”
Job 33:26 — Louis Segond (1910)
Verse 26 of 33 in Job chapter 33 — Louis Segond (1910). Read it in context below, with maps, timelines and thematic connections beside the text.
Job 33 — full chapter (Louis Segond (1910))
Maintenant donc, , écoute mes discours, Prête l’oreille à toutes mes paroles ! Voici, j’ouvre la bouche, Ma langue se remue dans mon palais. C’est avec droiture de cœ que je vais parler, C’est la vérité pure qu’exprimeront mes lèvres : L’esprit de m’a créé, Et le souffle du - m’anime. Si tu le peux, réponds-moi, Défends ta cause, tiens-toi prêt ! Devant je suis ton semblable, J’ai été comme toi formé de la boue ; Ainsi mes terreurs ne te troubleront pas, Et mon poids ne saurait t’accabler. Mais tu as dit à mes oreilles, Et j’ai entendu le son de tes paroles : Je suis pur, je suis sans péché, Je suis , il n’y a point en moi d’iniquité. Et trouve contre moi des motifs de haine, Il me traite comme son ennemi ; Il met mes pieds dans les ceps, Il surveille tous mes mouvements. Je te répondrai qu’en cela tu n’as pas raison, Car est plus grand que l’homme. Veux-tu donc disputer avec lui, Parce qu’il ne rend aucun compte de ses actes ? Dieu parle cependant, tantôt d’une manière, Tantôt d’une autre, et l’on n’y prend point garde. Il parle par des songes, par des visions nocturnes, Quand les hommes sont livrés à un profond sommeil, Quand ils sont endormis sur leur couche. Alors il leur donne des avertissements Et met le sceau à ses instructions, Afin de détourner l’homme du mal Et de le préserver de l’orgueil, Afin de garantir son âme de la fosse Et sa vie des coups du glaive. Par la douleur aussi l’homme est repris sur sa couche, Quand une lutte continue vient agiter ses os. Alors il prend en dégoût le pain, Même les aliments les plus exquis ; Sa chair se consume et disparaît, Ses os qu’on ne voyait pas sont mis à nu ; Son âme s’approche de la fosse, Et sa vie des messagers de la mort. Mais s’il se trouve pour lui un ange intercesseur, Un d’entre les mille annoncent à l’homme la voie qu’il doit suivre, Dieu a compassion de lui et dit à l’ange : Délivre-le, afin qu’il ne descende pas dans la fosse ; J’ai trouvé une ranç ! Et sa chair a plus de fraîcheur qu’au premier âge, Il revient aux jours de sa jeunesse. Il adresse à sa prière ; et lui est propice, Lui laisse voir sa face avec joie, Et lui rend son innocence. Il chante devant les hommes et dit : J’ai péché, j’ai violé la justice, Et je n’ai pas été puni comme je le méritais ; Dieu a délivré mon âme pour qu’elle n’entrât pas dans la fosse, Et ma vie s’épanouit à la lumière ! Voilà tout ce que fait, Deux fois, trois fois, avec l’homme, Pour ramener son âme de la fosse, Pour l’éclairer de la lumière des vivants. Sois attentif, , écoute-moi ! Tais-toi, et je parlerai ! Si tu as quelque chose à dire, réponds-moi ! Parle, car je voudrais te donner raison. Si tu n’as rien à dire, écoute-moi ! Tais-toi, et je t’enseignerai la sagesse.