Job 38:12
“Depuis que tu existes, as-tu commandé au matin ? As-tu montré sa place à l’aurore,”
Job 38:12 — Louis Segond (1910)
Verse 12 of 41 in Job chapter 38 — Louis Segond (1910). Read it in context below, with maps, timelines and thematic connections beside the text.
Job 38 — full chapter (Louis Segond (1910))
L’Éternel répondit à du milieu de la tempête et dit : Qui est celui qui obscurcit mes desseins des discours sans intelligence ? Ceins tes reins comme un vaillant homme ; Je t’interrogerai, et tu m’instruiras. Où étais-tu quand je fondais la terre ? Dis-le, si tu as de l’intelligence. Qui en a fixé les dimensions, le sais-tu ? Ou qui a étendu sur elle le cordeau ? Sur quoi ses bases sont-elles appuyées ? Ou qui en a posé la pierre angulaire, Alors que les étoiles du matin éclataient en chants d’allégresse, Et que tous les fils de poussaient des cris de joie ? Qui a fermé la mer avec des portes, Quand elle s’élança du sein maternel ; Quand je fis de la nuée son vêtement, Et de l’obscurité ses langes ; Quand je lui imposai ma loi, Et que je lui mis des barrières et des portes ; Quand je dis : Tu viendras jusqu’ici, tu n’iras pas au delà ; Ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ? Depuis que tu existes, as-tu commandé au matin ? As-tu montré sa place à l’aurore, Pour qu’elle saisisse les extrémités de la terre, Et que les méchants en soient secoués ; Pour que la terre se transforme comme l’argile qui reçoit une empreinte, Et qu’elle soit parée comme d’un vêtement ; Pour que les méchants soient privés de leur lumière, Et que le bras qui se lève soit brisé ? As-tu pénétré jusqu’aux sources de la mer ? T’es-tu promené dans les profondeurs de l’abîme ? Les portes de la mort t’ont-elles été ouvertes ? As-tu vu les portes de l’ombre de la mort ? As-tu embrassé du regard l’étendue de la terre ? Parle, si tu sais toutes ces choses. Où est le chemin qui conduit au séjour de la lumière ? Et les ténèbres, où ont-elles leur demeure ? Peux-tu les saisir à leur limite, Et connaître les sentiers de leur habitation ? Tu le sais, car alors tu étais né, Et le nombre de tes jours est grand ! Es-tu parvenu jusqu’aux amas de neige ? As-tu vu les dépôts de grêle, Que je tiens en réserve pour les temps de détresse, Pour les jours de guerre et de bataille ? Par quel chemin la lumière se divise-t-elle, Et le vent d’orient se répand-il sur la terre ? Qui a ouvert un passage à la pluie, Et tracé la route de l’éclair et du tonnerre, Pour que la pluie tombe sur une terre sans habitants, Sur un désert où il n’y a point d’hommes ; Pour qu’elle abreuve les lieux solitaires et arides, Et qu’elle fasse germer et sortir l’herbe ? La pluie a-t-elle un père ? Qui fait naître les gouttes de la rosée ? Du sein de qui sort la glace, Et qui enfante le frimas du ciel, Pour que les eaux se cachent comme une pierre, Et que la surface de l’abîme soit enchaînée ? Noues-tu les liens des Pléiades, Ou détaches-tu les cordages de l’ ? Fais-tu paraître en leur temps les signes du zodiaque, Et conduis-tu la avec ses petits ? Connais-tu les lois du ciel ? Règles-tu son pouvoir sur la terre ? Élèves-tu la voix jusqu’aux nuées, Pour appeler à toi des torrents d’eaux ? Lances-tu les éclairs ? Partent-ils ? Te disent-ils : Nous voici ? Qui a mis la sagesse dans le cœ, Ou qui a donné l’intelligence à l’esprit ? Qui peut avec sagesse compter les nuages, Et verser les outres des cieux, Pour que la poussière se mette à ruisseler, Et que les mottes de terre se collent ensemble ?