Job 6:22
“Vous ai-je dit : Donnez-moi quelque chose, Faites en ma faveur des présents avec vos biens,”
Job 6:22 — Louis Segond (1910)
Verse 22 of 30 in Job chapter 6 — Louis Segond (1910). Read it in context below, with maps, timelines and thematic connections beside the text.
Job 6 — full chapter (Louis Segond (1910))
prit la parole et dit : Oh ! s’il était possible de peser ma douleur, Et si toutes mes calamités étaient sur la balance, Elles seraient plus pesantes que le sable de la mer ; Voilà pourquoi mes paroles vont jusqu’à la folie ! Car les flèches du - m’ont percé, Et mon âme en suce le venin ; Les terreurs de se rangent en bataille contre moi. L’âne sauvage crie-t-il auprès de l’herbe tendre ? Le bœuf mugit-il auprès de son fourrage ? Peut- manger ce qui est fade et sans sel ? Y a-t-il de la saveur dans le blanc d’un œuf ? Ce que je voudrais ne pas toucher, C’est là ma nourriture, si dégoûtante soit-elle ! Puisse mon vœu s’accomplir, Et veuille réaliser mon espérance ! Qu’il plaise à de m’écraser, Qu’il étende sa main et qu’il m’achève ! Il me restera du moins une consolation, Une joie dans les maux dont il m’accable : Jamais je n’ai transgressé les ordres du . Pourquoi espérer quand je n’ai plus de force ? Pourquoi attendre quand ma fin est certaine ? Ma force est-elle une force de pierre ? Mon corps est-il d’airain ? Ne suis-je pas sans ressource, Et le salut n’est-il pas loin de moi ? Celui qui souffre a droit à la compassion de son ami, Même quand il abandonnerait la crainte du -. Mes frères sont perfides comme un torrent, Comme le lit des torrents qui disparaissent. Les glaçons en troublent le cours, La neige s’y précipite ; Viennent les chaleurs, et ils tarissent, Les feux du soleil, et leur lit demeure à sec. Les caravanes se détournent de leur chemin, S’enfoncent dans le désert, et périssent. Les caravanes de Théma fixent le regard, Les voyageurs de Séba sont pleins d’espoir ; Ils sont honteux d’avoir eu confiance, Ils restent confondus quand ils arrivent. Ainsi, vous êtes comme si vous n’existiez pas ; Vous voyez mon angoisse, et vous en avez horreur ! Vous -je dit : Donnez-moi quelque chose, Faites en ma faveur des présents avec vos biens, Délivrez-moi de la main de l’ennemi, Rachetez-moi de la main des méchants ? Instruisez-moi, et je me tairai ; Faites-moi comprendre en quoi j’ai péché. Que les paroles vraies sont persuasives ! Mais que prouvent vos remontrances ? Voulez-vous donc blâmer ce que j’ai dit, Et ne voir que du vent dans les discours d’un désespéré ? Vous accablez un orphelin, Vous persécutez votre ami. Regardez-moi, je vous prie ! Vous mentirais-je en face ? Revenez , ne soyez pas injustes ; Revenez, et reconnaissez mon innocence. Y a-t-il de l’iniquité sur ma langue, Et ma bouche ne discerne-t-elle pas le mal ?